La bonne santé du marché du bricolage dans l’Hexagone

L’année 2016 marque la fin d’une série noire dans le marché du bricolage. Il reprend effectivement des couleurs, après de nombreuses années de crise profonde. Une nouvelle tendance qui s’explique notamment par un embelli dans l’immobilier ancien, par les prêts aidés destinés à la rénovation, mais encore par le plein essor de la déco et le Diy en France. Ainsi, en 2017, le secteur enregistre une augmentation des ventes de + 1,9 % à 26 milliards d’euros TTC, chiffres avancés par Unibal (Union nationale des industriels du bricolage) et FMB ( Fédération des magasins de bricolage ). Les secteurs de la rénovation intérieure et de l’entretien du jardin y sont certainement pour quelque chose.

Honneur aux GSB

En 2017, dans le secteur du bricolage, les GSB (grandes surfaces de bricolage) se taillent la part du lion (près de 77 % des parts du marché). Ils réalisent effectivement un chiffre d’affaires annuel de 19,871 milliards d’euros, à + 1,1 %. Les pureplayers et les acteurs du négoce sont loin derrière, malgré une hausse respective des ventes de 20 % (à 853 millions d’euros) et de 3,4 %. De leur côté, les hypermarchés classiques dégringolent en perdant 2 % de parts de marché.

Les hypermarchés se ressaisissent

Pour redresser la barre, les hypermarchés du bricolage adoptent une nouvelle stratégie. Elle inclut l’implantation de points de vente en centre-ville. Ces derniers proposent surtout des services pratiques à l’adresse des professionnels, mais aussi des bricoleurs de dimanche. Animations, conseils, démonstration… Tout est bon pour susciter la sympathie des clients, lesquels se voient dédiés davantage d’espace, au détriment des supports publicitaires annonçant les promos ou ventes flash. Il se crée ainsi une atmosphère propice à l’échange, à divers astuces. Les hypermarchés louent d’ailleurs les services de ces personnes ayant l’âme du bricoleur et qui se font le plaisir de prodiguer des conseils utiles aux néophytes. Il faut dire que la stratégie est payante, puisque dans la foulée, elle ne manque pas de fidéliser les clients, et d’en attirer d’autres. Ils apprécient certainement cet expérience d’achat plus humain et riche en échanges, au point d’oublier celle impliquant un simple Smartphone, tablette ou PC, pourtant pratique et simpliste. Force est de constater que le bricolage compte parmi les secteurs à même de résister à l’avènement de l’e-commerce.

Mille et un bricoleurs à l’horizon

Confrontés à des fins de mois de plus en plus difficiles, de plus en plus de Français se lancent dans le bricolage. Il n’est pas rare de voir ces ateliers bricolage improvisés au rez-de-chaussée d’un immeuble. Les néophytes se voient proposer gratuitement une formation complète sur les petites réparations à faire chez soi, ou bien sur les travaux d’entretien courants (serrurerie, plomberie…), aussi bien l’intérieur qu’à l’extérieur de la maison. Certains participants viennent même avec un matériel complet pour créer un meuble sur-mesure. D’autres trimballent des appareils ou des meubles à réparer, avec l’aide précieuse des bricoleurs notoires. Le tout se passe sans nul doute dans une ambiance bon enfant.

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